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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 6
< Chapitre 5 Table des matières Chapitre 7 >
Sun Tzu dit : Une des choses les plus essentielles que vous ayez à faire avant le combat, c’est de bien choisir le lieu de votre campement. Pour cela il faut user de diligence, il ne faut pas se laisser prévenir par l’ennemi, il faut être campé avant qu’il ait eu le temps de vous reconnaître, avant même qu’il ait pu être instruit de votre marche. La moindre négligence en ce genre peut être pour vous de la dernière conséquence. En général, il n’y a que du désavantage à camper après les autres.
Celui qui est capable de faire venir l’ennemi de sa propre initiative le fait en lui offrant quelque avantage ; et celui qui est désireux de l’en empêcher le fait en le blessant.
Celui qui est chargé de la conduite d’une armée, ne doit point se fier à d’autres pour un choix de cette importance ; il doit faire quelque chose de plus encore. S’il est véritablement habile, il pourra disposer à son gré du campement même et de toutes les marches de son ennemi. Un grand général n’attend pas qu’on le fasse aller, il sait faire venir. Si vous faites en sorte que l’ennemi cherche à se rendre de son plein gré dans les lieux où vous souhaitez précisément qu’il aille, faites en sorte aussi de lui aplanir toutes les difficultés et de lever tous les obstacles qu’il pourrait rencontrer ; de crainte qu’alarmé par les impossibilités qu’il suppute, où les inconvénients trop manifestes qu’il découvre, il renonce à son dessein. Vous en serez pour votre travail et pour vos peines, peut-être même pour quelque chose de plus. La suite >
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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 5
< Chapitre 4 Table des matières Chapitre 6 >
Sun Tzu dit : Généralement, le commandement du grand nombre est le même que pour le petit nombre, ce n’est qu’une question d’organisation. Contrôler le grand et le petit nombre n’est qu’une seule et même chose, ce n’est qu’une question de formation et de transmission des signaux.
Ayez les noms de tous les officiers tant généraux que subalternes ; inscrivez-les dans un catalogue à part, avec la note des talents et de la capacité de chacun d’eux, afin de pouvoir les employer avec avantage lorsque l’occasion en sera venue. Faites en sorte que tous ceux que vous devez commander soient persuadés que votre principale attention est de les préserver de tout dommage.
Les troupes que vous ferez avancer contre l’ennemi doivent être comme des pierres que vous lanceriez contre des œufs. De vous à l’ennemi, il ne doit y avoir d’autre différence que celle du fort au faible, du vide au plein.
La certitude de subir l’attaque de l’ennemi sans subir une défaite est fonction de la combinaison entre l’utilisation directe et indirecte des forces.
Usez généralement des forces directes pour engager la bataille, et des forces indirectes pour emporter la décision. Les ressources de ceux qui sont habiles dans l’utilisation des forces indirectes sont aussi infinies que celles des Cieux et de la Terre, et aussi inépuisables que le cours des grandes rivières. La suite >
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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 4
< Chapitre 3 Table des matières Chapitre 5 >
Sun Tzu dit : Anciennement ceux qui étaient expérimentés dans l’art des combats se rendaient invincibles, attendaient que l’ennemi soit vulnérable et ne s’engageaient jamais dans des guerres qu’ils prévoyaient ne devoir pas finir avec avantage.
Avant que de les entreprendre, ils étaient comme sûrs du succès. Si l’occasion d’aller contre l’ennemi n’était pas favorable, ils attendaient des temps plus heureux.
Ils avaient pour principe que l’on ne pouvait être vaincu que par sa propre faute, et qu’on n’était jamais victorieux que par la faute des ennemis.
Se rendre invincible dépend de soi, rendre à coup sûr l’ennemi vulnérable dépend de lui-même.
Être instruit des moyens qui assurent la victoire n’est pas encore la remporter.
Ainsi, les habiles généraux savaient d’abord ce qu’ils devaient craindre ou ce qu’ils avaient à espérer, et ils avançaient ou reculaient la campagne, ils donnaient bataille ou ils se retranchaient, suivant les lumières qu’ils avaient, tant sur l’état de leurs propres troupes que sur celui des troupes de l’ennemi. S’ils se croyaient plus forts, ils ne craignaient pas d’aller au combat et d’attaquer les premiers. S’ils voyaient au contraire qu’ils fussent plus faibles, ils se retranchaient et se tenaient sur la défensive. La suite >
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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 3
< Chapitre 2 Table des matières Chapitre 4 >
Sun Tzu dit : Voici quelques maximes dont vous devez être pénétré avant que de vouloir forcer des villes ou gagner des batailles.
Conserver les possessions et tous les droits du prince que vous servez, voilà quel doit être le premier de vos soins ; les agrandir en empiétant sur les ennemis, c’est ce que vous ne devez faire que lorsque vous y serez forcé.
Veiller au repos des villes de votre propre pays, voilà ce qui doit principalement vous occuper ; troubler celui des villes ennemies, ce ne doit être que votre pis-aller.
Mettre à couvert de toute insulte les villages amis, voilà ce à quoi vous devez penser ; faire des irruptions dans les villages ennemis, c’est ce à quoi la nécessité seule doit vous engager.
Empêcher que les hameaux et les chaumières des paysans ne souffrent le plus petit dommage, c’est ce qui mérite également votre attention ; porter le ravage et dévaster les installations agricoles de vos ennemis, c’est ce qu’une disette de tout doit seule vous faire entreprendre.
Conserver les possessions des ennemis est ce que vous devez faire en premier lieu, comme ce qu’il y a de plus parfait ; les détruire doit être l’effet de la nécessité. Si un général agit ainsi, sa conduite ne différera pas de celle des plus vertueux personnages ; elle s’accordera avec le Ciel et la Terre, dont les opérations tendent à la production et à la conservation des choses plutôt qu’à leur destruction. La suite >
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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 2
< Chapitre 1 Table des matières Chapitre 3 >
Sun Tzu dit : Je suppose que vous commencez la campagne avec une armée de cent mille hommes, que vous êtes suffisamment pourvu des munitions de guerre et de bouche, que vous avez deux mille chariots, dont mille sont pour la course, et les autres uniquement pour le transport ; que jusqu’à cent lieues de vous, il y aura partout des vivres pour l’entretien de votre armée ; que vous faites transporter avec soin tout ce qui peut servir au raccommodage des armes et des chariots ; que les artisans et les autres qui ne sont pas du corps des soldats vous ont déjà précédé ou marchent séparément à votre suite ; que toutes les choses qui servent pour des usages étrangers, comme celles qui sont purement pour la guerre, sont toujours à couvert des injures de l’air et à l’abri des accidents fâcheux qui peuvent arriver.
Je suppose encore que vous avez mille onces d’argent à distribuer aux troupes chaque jour, et que leur solde est toujours payée à temps avec la plus rigoureuse exactitude. Dans ce cas, vous pouvez aller droit à l’ennemi. L’attaquer et le vaincre seront pour vous une même chose.
Je dis plus : ne différez pas de livrer le combat, n’attendez pas que vos armes contractent la rouille, ni que le tranchant de vos épées s’émousse. La victoire est le principal objectif de la guerre. La suite >
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Sun Tzu — L’art de la guerre — Chapitre 1
Table des matières Chapitre 2
Sun Tzu dit : La guerre est d’une importance vitale pour l’État. C’est le domaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l’empire en dépendent ; il est impérieux de bien le régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c’est faire preuve d’une coupable indifférence pour la conservation ou pour la perte de ce qu’on a de plus cher, et c’est ce qu’on ne doit pas trouver parmi nous.
Cinq choses principales doivent faire l’objet de nos continuelles méditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes qui, lorsqu’ils entreprennent quelque chef-d’œuvre, ont toujours présent à l’esprit le but qu’ils se proposent, mettent à profit tout ce qu’ils voient, tout ce qu’ils entendent, ne négligent rien pour acquérir de nouvelles connaissances et tous les secours qui peuvent les conduire heureusement à leur fin.
Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement, la discipline.
La doctrine fait naître l’unité de penser ; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort. La suite >
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L'émanation typique de la grâce
L’oeuvre Danses de Claude Debussy a été composé en 1904 pour harpe et orchestre à cordes. Imprégnées des mystères de la nature et des sagesses anciennes, ces danses nous transportent d’un pas parfois lent, parfois leste à la façon d’une feuille virevoltante dans le vent d’un doux après-midi d’automne. C’est beau tout simplement, naturellement portée par la grâce de la harpe et de l’orchestre. Rien donc à faire ami lecteur que de s’asseoir, installé mon meilleur casque de haute fidélité et de jouir de la musique.
J’aime ces titres Danses sacrées et Danses profanes qui me font penser au dieu Nietszchéen qui, si il existait, ne pourrait être que danseur. Et il y a quelque chose effectivement dans la danse qui nous fait nous mouvoir dans l’espace et se faisant nous fait sentir partie prenante de l’univers. Un peu comme cet art martial lent et beau à la fois que font devant les caméras ces centaines d’asiatiques, sereins et apaisés. Je les regarde de mon canapé, mi-admiratif, mi-jaloux de cette paix qui les habitent. La danse, le mouvement à propos n’est donc pas anodin, ce que d’aucun appellent la grâce. La suite >
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Statue de Sun Tzu à Yurihama
Le traité philosophique que je te présente ami lecteur, c’est l’Art de la guerre de Sun Tzu, écrit somme toute vraisemblance au sixième siècle avant notre ère. Il traite de la guerre, un sujet philosophiquement inhabituel et qui met en jeu la vie et la mort. Il s’y attache de manière pragmatique (comment concrètement gagner une guerre) et de manière philosophique (comment gagner une guerre avec un minimum de dégâts et un maximum de profits).
Il résume, et c’est également un de ses mérites, sur un angle guerrier, toute la philosophie ancienne chinoise. Tant et si bien qu’il dépasse (et de loin) le cadre strictement militaire du traité. C’est pourquoi un gars comme Pierre Fayard (le spécialiste francophone de Sun Tzu) a écrit un livre Comprendre et interpréter Sun Tzu qui trouve des utilisations qui vont du management à la séduction, domaines de conquête tant symboliques qu’implicites. Très bon livre au demeurant.
Si tu veux mon avis, ami lecteur, j’irai plus loin en disant que L’art de la guerre est un outil de connaissance de soi car l’agressivité (de laquelle découle la guerre) est une pulsion qui nous constitue. A ce titre, elle ne doit pas être combattu comme l’abomination absolue, le prémisse de ravages totaux, dans le rang desquels se trouvent Hiroshima ou Auschwitz. L’agressivité est une force à connaitre et à maitriser. Elle nous offre une aptitude d’un créateur, qui détruit ce qui n’a plus lieu d’être et affirme sa force de création derrière. Voilà la lecture que j’ai de Sun Tzu. La suite >
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Dipardiou en Cyrano
Quand le moral est dans les godasses, bien ancré et pour un moment. Quand ton patron, qui cherchait un prétexte pour te descendre et t’expédier ad patres, a enfin trouvé la faille et éructe de plaisir à t’annoncer la grande nouvelle. Quand la tristesse t’accable de voir tes enfants plus avec les personnes qui les gardent et/ou les éduquent. Quand les petites joies de la vie peinent à compenser emmerdes et vilainies de quelque nobliaux à vocation homicide, que reste-t-il sinon le panache ? Rien.
Heureusement donc, il y a le panache ! Et pourtant, Edmond Rostand est catégorique dans son Cyrano, le panache est inutile. Que dire, sinon qu’il a raison ! D’autant plus raison que nous vivons dans une époque déplorable où nous ne sortons de notre solitude que pour jouer la proie ou le prédateur. Réjouissant ! Et bien, merde aux cons, car entendre Cyrano dans sa fameuse tirade du Non merci ! ça fait du bien, ça fait vachement du bien. Ami lecteur, cette tirade lis-là, ressens-là, vis-là et tu verras, l’effet est garanti.
La tirade des « Non merci ! »
LE BRET
Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire,
La fortune et la gloire… La suite >
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Une liste de cadeaux ?
Ami lecteur, voici venir le temps joyeux des fêtes de Noël, resucée chrétienne de la fête romaine du Sol Invictus, probablement recyclée d’un mythe encore antérieur. La nuit de Noël, une des plus longue de l’année, dure environ vingt quatre heures si le temps s’avère couvert voire neigeux. Et c’est souvent le cas, il faut l’admettre. Alors bonjour le SDS – syndrome de dépression saisonnière. Noël, c’est aussi la voiture qui glisse sur la neige, si d’aventure j’ai eu l’idée idiote de prendre la route ce jour là.
Et pourtant, à Noël, j’aime la lueur de magie dans les yeux d’un enfant et qui contemple le mètre cube de cadeaux que lui a apporté le Père Noël. J’aime aussi ce moment qu’ont les grands de se faire plaisir, en commandant à papa Noël une petite pile de bouquin pour les longues soirées dans le canapé, pas trop loin du radiateur car j’ai pas de cheminée chez moi. En substance, voilà ce que moi je demanderais… La suite >
about 2 years ago
un énorme merciiii
mais je n’ai pas réussi:
à enregistrer le 10
ni à m’enregistrer…….:
bien vu le login utilisateur mais pas « s’enregistrer »………..
bon ben pas grave, je reviendrai, surveille :
c’est encore les vacances….!
à bientôt donc …
cordialement
about 2 years ago
Bravo et merci ! Je cherchais les conférences d’Onfray et, bonus, je tombe en plus sur le blog d’un amateur de requiems, de Céline, de Nietzsche…. Pas perdu ma journée moi !
J’espère ques les conférences des années suivantes suivront. Beau boulot en tout cas, chapeau bas.