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Magie de Noël
C’est bientôt les fêtes, ami lecteur, et pour la circonstance, il est bon de s’écouter de la musique de circonstance. Mais pas n’importe quelle musique ! Et, dans ce domaine particulier, il faut bien admettre que Tino Rossi et son très nauséeux Petit Papa Noël ont causés un tort terrible à la chanson française en général et à la musique de Noël en particulier, et ce n’est pas le grand Desproges qui me contredira. Beurk…
Pour le reste, je te propose une très zen interprétation des chants et musiques les plus célèbres interprétés à la façon zen de Dan Gibson. Lequel Dan Gibson n’a pas avec cet album inventé l’eau chaude, c’est entendu, mais cette orchestration originale te permettra un moment de paix. Pour moi ce fut le cas, et un moment de paix c’est toujours bon à prendre. Chaque plaisir, chaque petit bonheur compte.
Ils comptent ces moments car le SDS (Syndrome de Dépression Saisonnière) fait rage en cette période de jour ultra-court et la sommation au bonheur consumériste que nous fait la société marchande. Ils comptent quand nous croulons sous des tombereaux de neige, et que nous nous retrouvons comme des cons à patiner avec la voiture dans les montées. Alors, vas-y, bonne écoute. La suite >
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Le ballet de Nizhinsky
Le Prélude à l’après-midi d’un faune est une œuvre symphonique de Claude Debussy (1862-1918), composée entre 1892 et 1894 et inspirée du poème L’Après-Midi d’un faune de Stéphane Mallarmé.
L’œuvre est créée le 22 décembre 1894 par Debussy et jouée par l’Orchestre de la Société Nationale à Paris. Elle fut dirigée par le compositeur et chef d’orchestre suisse Gustave Vincent Charles Doret. La formation comporte trois flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, quatre cors, un cor anglais, deux harpes, deux crotales (cymbales antiques) et un quintette, soit deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse.
Debussy écrit dans sa note explicative : « La musique de ce Prélude est une illustration très libre du beau poème de Mallarmé ; elle ne prétend pas en être une synthèse. Il s’agit plutôt de fonds successifs sur lesquels se meuvent les désirs et les rêves du faune dans la chaleur de cet après-midi. » C’est une des œuvres les plus connues de Debussy, dont le succès fut immédiat, et qui constitue le plus bel exemple de la musique impressionniste. La suite >
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Lisa Gerrard & Brendan Perry
Qui pourrait dire ce que fut le Moyen Âge si on occulte quelques érudis, lesquels se comptent sur les doigts la main ou presque ? Pour nous tous, nous avons une représentation romantique de cette période, telle que nous l’a transmis des Viollet-le-Duc et des Victor Hugo, architectes, romanciers et autres passionnés de cette période. Ce disque Aion de Dead Can Dance se greffe sur cette représentation, pour notre plus grand plaisir, soit dit en passant.
Et nous nous offrons, ami lecteur, un voyage au Moyen Âge, période fascinante et obscure à la fois. Evidemment, pour rester dans la veine romantique et épique, nous avons les preux chevaliers avec leurs armures et leurs plumes, nous avons aussi l’amour courtois de gentes demoiselles captives de je ne sais quel dragon ou roi félon, nous avons les fées et les sorcières dans un décor de château fort de Louis II de Bavière. Une période pleine de magie, de sorcellerie et d’émerveillement d’enfant. La suite >
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Un joueur de Duduk
Le duduk, ce n’est pas le nom d’un oiseau patapouf disparu aujourd’hui, avec de drôles de plûmes et un drôle de bec, victime (parmi tant d’autres) de la sottise de la bestiole prétendue humaine. Le duduk, c’est n’est pas d’avantage un mot d’enfant qui saurait s’intercaler entre le puduku et le trouduk, et qui aurait naturellement trouvé sa place dans une cour de récréation. Et bien non, le duduk ou le doudouk, c’est le nom d’un instrument de musique qui nous parvient d’Arménie.
Ce qui m’a amené à cet instrument, c’est le son magique qu’il émet, grave, vibrant et intérieur et que j’ai découvert dans la magnifique bande originale du film Gladiator, par Hans Zimmer et Lisa Gerrard. L’atmosphère magique, mystérieuse et un peu mystique, c’était le duduk. En faisant ma petite recherche sur Internet, j’ai trouvé un joli reportage sur You Tube en français et qui parle du duduk. Je te laisse le visionner ami lecteur pour commencer.
Un reportage sur le duduk
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Le groupe Accentus
Aller vers l’album Transcriptions 2 >
Ami lecteur, je t’avais parlé dans un billet précédent de l’album Transcriptions 2. Histoire de bien faire les choses à l’envers, je te propose le premier album Transcriptions toujours par le chœur Accentus toujours dirigé de main de maître par Laurence Equilbey. J’aime beaucoup les adaptations et particulièrement l’Agnus Dei de Samuel Barber, morceau à la mystique et très éthérée beauté. Une bonne écoute, en découvrant la biographie de Laurence Equilbey que je te fournis au passage…
Biographie de Laurence Equilbey
Laurence Equilbey suit sa formation à Paris, Vienne et en Scandinavie notamment auprès d’Eric Ericson et de Jorma Panula. En 1991, elle fonde à Paris le Chœur de chambre Accentus avec lequel elle rencontre un succès et un public importants. Cet ensemble vocal se consacre à la promotion de la musique a cappella, principalement autour des répertoires allant du début du xviiie siècle à la musique contemporaine. La suite >
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Laurence Equilbey
Aller vers l’album Transcriptions >
Comment ne pas être sous le charme de ce deuxième opus de Transcriptions par Laurence Équilbey et Accentus, son groupe de 40 chanteurs ? Ils abordent la musique classique de manière très originale, en adaptant pour le chant chorale des musiques qui de prime abord n’étaient pas conçus pour ça. Ainsi, l’Hiver de Vivaldi se trouve transcrit et interprété de façon magistrale par Accentus. Inhabituel, très inhabituel et envoutant grâce à la puissance quasi-mystique du chant.
Alors ami lecteur, dans un premier temps je te propose l’album Transcriptions 2 et dans un deuxième temps une vidéo publiée sur YouTube explicatif du concept des albums Transcriptions. Je n’ai pas grand chose à dire d’autre, sinon t’inviter à jouir de la musique et de la troupe de Laurence Équilbey. Bonne écoute…
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Portrait d'Antonio Vivaldi
Le Gloria d’Antonio Vivaldi RV 589 est sa plus célèbre et populaire oeuvre de musique sacrée; Auparavant, il a en tout composé trois gloria. Seuls deux nous sont parvenus (RV 588 et RV 589) puisque le troisième (RV 590) a été perdu et n’est mentionné que dans le catalogue Kreuzherren. Les deux premiers ont été écrits environ vers la même période au début des années 1700.
Introduction
Comme pour d’autres morceaux vocaux que ce compositeur écrivit, Vivaldi a écrit une introduzione (motets préliminaires) qui devaient être exécutés avant Gloria lui-même. Quatre introduzioni existent pour ces Glorias : le Cur Sagittas(RV 637), le Jubilate, o amoeni cori (RV 639), le Longe Mala, Umbrae, Terrores (RV 640) et l’Ostro Picta (RV 642). La suite >
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La St Barthélemy
Rappelle-toi ami lecteur du film La Reine Margot de Patrice Chéreau en 1994 avec la sublimissime Isabelle Adjani avant de virer gros tas, avec aussi Daniel Auteil, Vincent Pérez et Jean-Hugues Anglade. Un beau film de plus trois heures relatant la « nuit de la Saint-Barthélemy » en 1572 où plusieurs milliers de protestants furent expédiés ad patres par des catholiques convaincu de promouvoir la vraie foi contre l’hérésie huguenote. Un massacre, un de plus, rappelle-toi de ma chronique d’hier sur les grandes heures de la religion catholique.
Un beau film de Patrice Chéreau, mais un film dur, empli d’images très (trop) sanguinolentes dans un Paris sale et gris. Un film très paranoïaque aussi où on s’identifie à Henri de Navarre obligé d’abjurer sa foi pour sauver sa peau, et les intrigues permanentes pour l’éliminer. Ça fout vraiment les boules de sentir la mort qui rode, glauque et menaçante. Adjani superbe comme je l’ai déjà dit et Vincent Pérez et sa grosse quéquette. Bref, un film formidable à voir, même si le thème risque de tuer l’ambiance d’une soirée entre amis. La suite >
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Dead Can Dance - Lisa Gerrard & Brendan Perry
Lisa Gerrard, encore elle (voir la musique du film Gladiator) va nous ravir les oreilles avec Brendan Perry dans ce disque de Dead Can Dance. Le titre de l’album, Toward the Within (vers l’intérieur en français) est un album live d’un concert donné en Californie en 1994. Titre programmatique s’il en est, car il nous emmène dans les profondeurs de nous même avec des mélopées et rythmes des mystiques du désert, profond et saisissant à la fois.
Pour ma part, la chanson qui me fait le plus intensément voyager est Sanvean, que ce soit pour le plaisir de faire le vide ou que ce soit pour le plaisir de faire le plein. En même temps, le plein d’idée nouvelles, le plein de bien-être, le plein de joie, le plein de tristesse. Alors ami lecteur, que te dire sinon te souhaiter la meilleure écoute et attirer ton attention sur la photo que j’ai déniché avec Lisa Gerrard et Brendan Perry, à l’esthétique que je trouve exceptionnelle. La suite >
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Croix celtique - Irlande
Le requiem de Mozart, c’est le requiem des requiem. Le chef d’œuvre des chefs d’œuvre. Aucune production musicale humaine ne le surpasse, toutes cultures confondues. Un absolu de beauté en soi, presque un idéal platonicien, une fois n’est pas coutume. Tant et si bien que la Nasa l’a désigné pour devenir la carte de visite spatiale et musicale de l’humanité dans son message radio télescopé à destination du cœur de notre galaxie (la zone plus susceptible d’écouter ce message parvenue de la Terre).
Et pourtant, ce requiem est incomplet car le génial compositeur est mort avant de le terminer. Je prendrai le temps ami lecteur de te proposer diverses versions de plusieurs chef d’orchestre, mais je commence par mon préféré, celui de Léonard Bernstein, somptueusement interprété grace à un tempo particulièrement lent. Un véritable pied de nez, qui n’est que justice, de Bernstein le juif à Herbert Von Karajan, nazillon tombé de son nid (d’aigle?) en 1945. Seul le Confutatis est peut être un poil lent mais le tempo choisi conduit l’auditeur à l’orgasme musical du Lacrimosa lorsque tonne le Amen de la fin, ponctuant de la plus sublime des manières l’inéluctabilité de la mort. La suite >