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Magie de Noël
C’est bientôt les fêtes, ami lecteur, et pour la circonstance, il est bon de s’écouter de la musique de circonstance. Mais pas n’importe quelle musique ! Et, dans ce domaine particulier, il faut bien admettre que Tino Rossi et son très nauséeux Petit Papa Noël ont causés un tort terrible à la chanson française en général et à la musique de Noël en particulier, et ce n’est pas le grand Desproges qui me contredira. Beurk…
Pour le reste, je te propose une très zen interprétation des chants et musiques les plus célèbres interprétés à la façon zen de Dan Gibson. Lequel Dan Gibson n’a pas avec cet album inventé l’eau chaude, c’est entendu, mais cette orchestration originale te permettra un moment de paix. Pour moi ce fut le cas, et un moment de paix c’est toujours bon à prendre. Chaque plaisir, chaque petit bonheur compte.
Ils comptent ces moments car le SDS (Syndrome de Dépression Saisonnière) fait rage en cette période de jour ultra-court et la sommation au bonheur consumériste que nous fait la société marchande. Ils comptent quand nous croulons sous des tombereaux de neige, et que nous nous retrouvons comme des cons à patiner avec la voiture dans les montées. Alors, vas-y, bonne écoute. La suite >
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Dipardiou en Cyrano
Quand le moral est dans les godasses, bien ancré et pour un moment. Quand ton patron, qui cherchait un prétexte pour te descendre et t’expédier ad patres, a enfin trouvé la faille et éructe de plaisir à t’annoncer la grande nouvelle. Quand la tristesse t’accable de voir tes enfants plus avec les personnes qui les gardent et/ou les éduquent. Quand les petites joies de la vie peinent à compenser emmerdes et vilainies de quelque nobliaux à vocation homicide, que reste-t-il sinon le panache ? Rien.
Heureusement donc, il y a le panache ! Et pourtant, Edmond Rostand est catégorique dans son Cyrano, le panache est inutile. Que dire, sinon qu’il a raison ! D’autant plus raison que nous vivons dans une époque déplorable où nous ne sortons de notre solitude que pour jouer la proie ou le prédateur. Réjouissant ! Et bien, merde aux cons, car entendre Cyrano dans sa fameuse tirade du Non merci ! ça fait du bien, ça fait vachement du bien. Ami lecteur, cette tirade lis-là, ressens-là, vis-là et tu verras, l’effet est garanti.
La tirade des « Non merci ! »
LE BRET
Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire,
La fortune et la gloire… La suite >
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Le ballet de Nizhinsky
Le Prélude à l’après-midi d’un faune est une œuvre symphonique de Claude Debussy (1862-1918), composée entre 1892 et 1894 et inspirée du poème L’Après-Midi d’un faune de Stéphane Mallarmé.
L’œuvre est créée le 22 décembre 1894 par Debussy et jouée par l’Orchestre de la Société Nationale à Paris. Elle fut dirigée par le compositeur et chef d’orchestre suisse Gustave Vincent Charles Doret. La formation comporte trois flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, quatre cors, un cor anglais, deux harpes, deux crotales (cymbales antiques) et un quintette, soit deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse.
Debussy écrit dans sa note explicative : « La musique de ce Prélude est une illustration très libre du beau poème de Mallarmé ; elle ne prétend pas en être une synthèse. Il s’agit plutôt de fonds successifs sur lesquels se meuvent les désirs et les rêves du faune dans la chaleur de cet après-midi. » C’est une des œuvres les plus connues de Debussy, dont le succès fut immédiat, et qui constitue le plus bel exemple de la musique impressionniste. La suite >
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Lisa Gerrard & Brendan Perry
Qui pourrait dire ce que fut le Moyen Âge si on occulte quelques érudis, lesquels se comptent sur les doigts la main ou presque ? Pour nous tous, nous avons une représentation romantique de cette période, telle que nous l’a transmis des Viollet-le-Duc et des Victor Hugo, architectes, romanciers et autres passionnés de cette période. Ce disque Aion de Dead Can Dance se greffe sur cette représentation, pour notre plus grand plaisir, soit dit en passant.
Et nous nous offrons, ami lecteur, un voyage au Moyen Âge, période fascinante et obscure à la fois. Evidemment, pour rester dans la veine romantique et épique, nous avons les preux chevaliers avec leurs armures et leurs plumes, nous avons aussi l’amour courtois de gentes demoiselles captives de je ne sais quel dragon ou roi félon, nous avons les fées et les sorcières dans un décor de château fort de Louis II de Bavière. Une période pleine de magie, de sorcellerie et d’émerveillement d’enfant. La suite >
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Un joueur de Duduk
Le duduk, ce n’est pas le nom d’un oiseau patapouf disparu aujourd’hui, avec de drôles de plûmes et un drôle de bec, victime (parmi tant d’autres) de la sottise de la bestiole prétendue humaine. Le duduk, c’est n’est pas d’avantage un mot d’enfant qui saurait s’intercaler entre le puduku et le trouduk, et qui aurait naturellement trouvé sa place dans une cour de récréation. Et bien non, le duduk ou le doudouk, c’est le nom d’un instrument de musique qui nous parvient d’Arménie.
Ce qui m’a amené à cet instrument, c’est le son magique qu’il émet, grave, vibrant et intérieur et que j’ai découvert dans la magnifique bande originale du film Gladiator, par Hans Zimmer et Lisa Gerrard. L’atmosphère magique, mystérieuse et un peu mystique, c’était le duduk. En faisant ma petite recherche sur Internet, j’ai trouvé un joli reportage sur You Tube en français et qui parle du duduk. Je te laisse le visionner ami lecteur pour commencer.
Un reportage sur le duduk
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Le groupe Accentus
Aller vers l’album Transcriptions 2 >
Ami lecteur, je t’avais parlé dans un billet précédent de l’album Transcriptions 2. Histoire de bien faire les choses à l’envers, je te propose le premier album Transcriptions toujours par le chœur Accentus toujours dirigé de main de maître par Laurence Equilbey. J’aime beaucoup les adaptations et particulièrement l’Agnus Dei de Samuel Barber, morceau à la mystique et très éthérée beauté. Une bonne écoute, en découvrant la biographie de Laurence Equilbey que je te fournis au passage…
Biographie de Laurence Equilbey
Laurence Equilbey suit sa formation à Paris, Vienne et en Scandinavie notamment auprès d’Eric Ericson et de Jorma Panula. En 1991, elle fonde à Paris le Chœur de chambre Accentus avec lequel elle rencontre un succès et un public importants. Cet ensemble vocal se consacre à la promotion de la musique a cappella, principalement autour des répertoires allant du début du xviiie siècle à la musique contemporaine. La suite >
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Laurence Equilbey
Aller vers l’album Transcriptions >
Comment ne pas être sous le charme de ce deuxième opus de Transcriptions par Laurence Équilbey et Accentus, son groupe de 40 chanteurs ? Ils abordent la musique classique de manière très originale, en adaptant pour le chant chorale des musiques qui de prime abord n’étaient pas conçus pour ça. Ainsi, l’Hiver de Vivaldi se trouve transcrit et interprété de façon magistrale par Accentus. Inhabituel, très inhabituel et envoutant grâce à la puissance quasi-mystique du chant.
Alors ami lecteur, dans un premier temps je te propose l’album Transcriptions 2 et dans un deuxième temps une vidéo publiée sur YouTube explicatif du concept des albums Transcriptions. Je n’ai pas grand chose à dire d’autre, sinon t’inviter à jouir de la musique et de la troupe de Laurence Équilbey. Bonne écoute…
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Portrait d'Antonio Vivaldi
Le Gloria d’Antonio Vivaldi RV 589 est sa plus célèbre et populaire oeuvre de musique sacrée; Auparavant, il a en tout composé trois gloria. Seuls deux nous sont parvenus (RV 588 et RV 589) puisque le troisième (RV 590) a été perdu et n’est mentionné que dans le catalogue Kreuzherren. Les deux premiers ont été écrits environ vers la même période au début des années 1700.
Introduction
Comme pour d’autres morceaux vocaux que ce compositeur écrivit, Vivaldi a écrit une introduzione (motets préliminaires) qui devaient être exécutés avant Gloria lui-même. Quatre introduzioni existent pour ces Glorias : le Cur Sagittas(RV 637), le Jubilate, o amoeni cori (RV 639), le Longe Mala, Umbrae, Terrores (RV 640) et l’Ostro Picta (RV 642). La suite >
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La mortelle illustration
Quel titre étonnant ! Ne trouves-tu pas ami lecteur ? Du porno hédoniste est-il possible ? Oui, ça semble évident. C’est du plaisir que le spectateur vient chercher dans le film ou la séquence porno. Non, pas si évident, si l’on considère le formatage d’un film porno. Le formatage est simple :
« Le décor. Un type déambule je ne sais où et croise une bonnasse qui frétille du cul à l’endroit du gonze précité. L’intrigue. Après un temps plutôt court, parfois réduit à zéro, la bonnasse s’empare de la sulfateuse à moustache du type pour se l’introduire (autant que faire se peut) dans la bouche. Satisfait de l’opération, après avoir redressé la bonnasse (qui en demandait grave) dans une position ad-hoc, le gonze se met à bourrer le tas avec l’énergie d’un piston de locomotive à vapeur, ce dans diverses positions et divers orifices dont la décence m’interdit ici l’exhaustive énumération. Le dénouement. Au moment où l’homme manifeste quelques signes de grognement d’ours ou de trisomique se fouillant le nez avec un opinel (marque déposée), la bonasse présente son visage ou sa bouche au membre inquisiteur, lequel déverse alors sa sauce indifféremment (et spasmodiquement) dans sa bouche, ses yeux, ses cheveux. Et ça s’arrête là. Circulez, plus rien à voir !. » La suite >
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Un essai sur le mariage
Mariages politiques à des fins diplomatiques ; mariages bourgeois pour agréger des grandes fortunes en des fortunes encore plus grandes ; mariages paysans pour préserver les terres à cultiver ; jusqu’au vingtième siècle, le mariage ne s’évaluait que sur l’hôtel de l’intérêt, quel que soit le niveau social où l’on se plaçait. Depuis des lustres, le mariage était alors perçu comme l’union de deux familles où les deux protagonistes ne comptaient que fort peu, voire pas du tout.
Alors forcément, dans un dix neuvième siècle ouvert aux idées neuves, le concept de mariage d’amour apparut comme singulièrement inédit, progressiste, donc en un mot moderne, vertu capitale s’il en était à l’époque. Peu à peu, le mariage d’amour fit son petit bonhomme de chemin et devint dans le milieu du vingtième siècle la justification impérative du mariage. Pas de mariage sans amour, et l’amour, marketing de masse oblige, devint passion.
Tant et si bien que de nos jours, les mariages durables font figures d’exceptions, devenus comme tout le reste de simples produits de consommation ; achats d’impulsions, consommations rapides et une fois usés, jetés aux ordures et remplacés. Sauf que lorsqu’un mariage capote, il s’agit immanquablement de la paupérisation d’une famille, un moment de négativité pour les conjoints et un déchirement pour les enfants. La suite >