Article tagué Crise économique
La crise américaine est terminée…
21/10/10
C’est officiel, dixit la banque centrale américaine, la crise est finie. Sans déconner ? Alors donc c’est la fête, sonnez hautbois, résonnez musettes, l’Amérique est sortie de la crise ! Pff, que du flan les amis. Comment est-il possible de mentir aussi effrontément ? Pourquoi mentir de la sorte ? Est-ce par peur des esprits moqueurs tels que moi ? Est-ce par un déni inconscient de la réalité ? Est-ce par une fierté soucieuse de son image d’omnipotente Amérique ? Un peu les trois sans doute. En tout état de cause, les faits sont là.
Aux Etats-Unis, aujourd’hui, un tiers de la population – soit un peu plus de cent millions de personnes – n’arrive plus à joindre les deux bouts et compte sur les coupons d’alimentation – version un peu moins voyante de la soupe populaire – pour manger. Sans cette aide, il n’aurait pas de quoi se nourrir et serait voués à la faim. Ce qui est sûr, c’est que pour le pays le plus puissant du monde, ça la fout mal. Conséquence, le produit intérieur brut tel que fourni pas les autorités est faux, d’aucuns rapportent le chiffre incroyable de 25 à 30%.
A Détroit, capitale mondiale de l’automobile, ville de Ford et de Général Motors, symbole de l’american way of life, des organisations non-gouvernementales éduquent les pauvres – des noirs il va sans dire – à cultiver leur jardin et à élever quelques animaux pour assurer leur subsistance. La suite >
Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas
19/08/10
La crise économique qui nous touche tous aujourd’hui, comment l’appréhender, est-elle seulement visible ? Les statistiques bien sûr témoignent de sa violence, culbute des profits d’entreprise, hausse extravagante du chômage, déficits publics abyssaux. Mais concrètement, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Moi, je n’en sais rien. Et je mesure la chance que j’ai de n’en rien savoir. C’est donc une excellente idée de Florence Aubenas de se mettre dans la peau de ceux que la crise touche, les chômeurs, les travailleurs précaires. Ce que les angliches appellent les working poors – c’est à dire les pauvres qui bossent, signe des temps néolibéraux et du retour triomphal au dix-neuvième siècle de Zola ou Dickens.
La journaliste s’est prêtée au jeu pendant plusieurs mois en qualité de femme de ménage. Elle a accumulée des petits boulots, de-ci, de-là, rien de permanent, rien de sûr. Elle a rencontré des gens, des travailleurs sociaux, des chômeurs, des chefs d’entreprise, des précaires. Et le livre qu’elle a écrit ambitionne pour nous de prendre le pouls de cette crise sur le terrain. Elle raconte les galères du quotidien, le système débrouille pour bouffer, l’incapacité des pauvres à se soigner ses dents. On s’étonne que dans des pays riches comme les nôtres perdurent encore des faits comme ceci. C’est étonnant, mais c’est ainsi, en 2010. La suite >
Le 14 juillet
14/07/10
Paris, 14 juillet 1789, un soleil chaud d’été s’est levé sur cette place où trône l’imposante forteresse de la Bastille, symbole carcéral de l’arbitraire royal. Alors que la petite brume matinale se dissipe, au creux de mon imagination, une troupe loqueteuse, pleine de vaillance, part à l’assaut de ce bastion. Au son du tambour, dans l’odeur acre de la poudre, c’est une formidable page d’histoire qui va s’écrire. Ces hommes, ces femmes, ces enfants parfois, tous vont affronter le destin. Jusqu’au dernier, ils préfèreront mourir que de sursoir une fois encore à leurs idéaux les plus élevés.
Liberté, égalité, fraternité, bordel ! C’est beau non ? Alors moi, vibrant d’amour pour ces héros anonymes, qui s’incarnent dans le tableau superbe de Delacroix, la Liberté guidant le Peuple, j’éprouve une petite fierté, bravache j’en conviens, à être lié à eux, à ce petit peuple de Paris et de France. C’est ancré en moi. C’est ancré en nous. Ce jour du 14 juillet est particulier pour nos autres français, c’est évident. Il représente la victoire du peuple sur l’iniquité. La suite >
Le Royaume-Uni, cible potentielle des marchés
11/05/10
Cher amis et néanmoins adversaires de l’Albion perfide. Votre petit plan semble de sabotage de l’euro semble s’être envolé comme un pet dans le vent, si toutefois vous me passez l’expression. L’air de rien, vous avez généreusement savonné la planche grecque, sous forme de petits communiqués, dans tel journal, sur telle radio, afin de nous La suite >




